Pierre Viénot : conférence historique et musicale, mercredi 9 novembre 2022 – Ville de Clermont (Oise) – Site Officiel

Pierre Viénot : conférence historique et musicale, mercredi 9 novembre 2022

Conférence historique et musicale sur “Pierre Viénot”, le mercredi 9 novembre 2022, 20H, Hôtel de Ville de Clermont.

  • Conférence par Emmanuel Bellanger
  • Musique par Claire Gillet, contrebasse – Fawaz Baker, oud  – Bruno PAUL-HABIF, clarinette – Renaud Lavallard, guitare

Tarifs : 10 € – 5 € (demandeur d’emploi) ; 3 € (moins de 18 ans)


PIERRE VIÉNOT (1897-1944)

Pierre Viénot est né le 5 août 1897, à Clermont, dans une famille de la bourgeoisie traditionnelle. Blessé à plusieurs reprises durant la Première Guerre mondiale, son sang-froid et sa détermination lui valent d’être élevé au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur.

Désireux d’entreprendre une carrière de diplomate, il entame des études de droit et voyage à l’étranger. Remarqué partout où il passe, il se crée de solides amitiés dans les milieux intellectuel, industriel et financier. Secrétaire particulier entre 1920 et 1923 du Maréchal Lyautey, Gouverneur Général du Maroc, il rentre en France et milite pour le rapprochement entre la France et la jeune République d’Allemagne.

Dans l’esprit des Accords de Locarno, il participe à la création du Comité franco- allemand d’information et de documentation, favorisant le rapprochement économique et culturel des deux pays, seul moyen de garantir la paix en Europe.

Il est nommé directeur du bureau berlinois jusqu’en 1930. Constatant les limites de l’action associative, il rentre en France et s’engage alors en politique. Député dans les Ardennes, il entre au gouvernement du Front Populaire en qualité de sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères. Réformé pour raison de santé, il se réengage en 1940.

Refusant l’idée d’Armistice, il embarque sur le bateau « le Massilia », comme d’autres officiers et hommes politiques, pour poursuivre le combat depuis l’Afrique du nord. Il seront tous arrêtés sur ordre du tout nouveau gouvernement Pétain.

Condamné à de la prison avec sursis, il est placé en résidence surveillée, mais parvient toutefois à entrer dans la Résistance. Il rejoint en 1943 le Général de Gaulle à Londres, lequel le nomme rapidement ambassadeur de France, quand le Gouvernement Provisoire part à Alger.

Une crise cardiaque l’emporte le 20 juillet 1944, fauchant trop tôt un fidèle serviteur de la France.

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