Exposition : histoire des immigrations à Amiens et en Picardie, du samedi 1er au samedi 29 avril 2017 – Site officiel de la ville de Clermont (Oise)

Exposition : histoire des immigrations à Amiens et en Picardie, du samedi 1er au samedi 29 avril 2017

Exposition “histoire des immigrations à Amiens et en Picardie” du samedi 1er au samedi 29 avril 2017, hall de l’Hôtel de Ville de Clermont.

Horaires d’ouverture :

  • Lundi : fermé
  • Mardi, Mercredi, Jeudi et Samedi : 9h à 12h ; 13h30 – 18h
  • Vendredi : 9h à 12h ; 13h30 – 17h30

La Picardie, région de passage, de combats lors des guerres mondiales, de migrations intérieures des campagnes vers les villes, a vu, au fil des siècles, les immigrations se croiser sur son sol et se rencontrer à Amiens. Ville d’immigrations anciennes en provenance d’Europe, c’est aussi une terre qui aura un rapport immédiat aux Suds et aux espaces coloniaux. C’est pourtant une histoire méconnue. À la fin XIXe siècle et au début du XXe siècle, l’immigration est encore dominée par des flux intra-européens en région, notamment en provenance de Belgique. Durant l’entredeux-guerres, la région connaît une seconde vague d’immigration européenne venue des pays de l’Est, comme pour la reconstruction après 1945 ; ainsi, nationalités polonaise, ukrainienne, italienne, portugaise… se mêlent sur le sol français. Avant 1914, on trouve déjà les toutes premières traces de présence des Suds dans la région à travers l’installation d’un village noir et d’une troupe marocaine lors de l’exposition d’Amiens en 1906. Puis, l’arrivée de soldats coloniaux, qui concrétise le premier rapport direct à l’altérité face aux colonies, inaugure de manière évidente une longue relation faite de regards contradictoires, avant que les premiers migrants coloniaux ne reviennent au début des Trente Glorieuses. À partir du milieu des années 70, l’immigration maghrébine se développe (environ un quart de la population étrangère en 1975 en région). Dans la dernière décennie du siècle, les nouvelles générations issues de l’immigration affirment leur appartenance à la société française et militent pour les enjeux d’égalité et contre le racisme, tout en cherchant à participer de plus en plus activement à la vie politique et associative. Au tournant du XXIe siècle, le dynamisme culturel et associatif mêlé aux politiques locales et régionales enrichit fortement la mémoire des immigrations.